Un pacte linguistique entre le Liban et la francophonie

05Mar10

Le Liban envisage de mettre en place un pacte linguistique avec la francophonie. Un pacte qui consisterait en un certain nombre d’engagements des deux parties sur l’enseignement et sur l’usage et l’utilisation de la langue française.

C’est dans le cadre de la préparation de ce pacte qu’une réunion a regroupé hier plusieurs acteurs de la francophonie, au siège de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), rue de Damas, notamment le représentant personnel du président de la République auprès de la francophonie, Khalil Karam, la secrétaire générale de l’AUF, Wanda Diebolt, ainsi qu’une délégation de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), présidée par Michel Grégoire, conseiller d’Abdou Diouf (secrétaire général de la langue française et la diversité culturelle et linguistique). Parmi les personnalités participant à la réunion, les ambassadeurs des pays francophones, Denis Pietton, ambassadeur de France, Martial Pagé, ambassadeur du Canada, et Johan Verkammen, ambassadeur de Belgique, ainsi que les représentants des ambassadeurs de Suisse, du Maroc, de Roumanie, de Grèce et d’Égypte. Étaient également présents Olivier Garro, hôte de l’événement et directeur du bureau du Moyen-Orient de l’AUF, et Nayla de Freige, administrateur délégué de L’Orient-Le Jour.

La signature du pacte devrait se faire en octobre 2010, à l’occasion du prochain sommet de la francophonie qui se déroulera à Montreux. « Le Liban signerait ainsi le premier pacte dans ce sens », a espéré Khalil Karam, mettant également l’accent sur la nécessité de « créer un observatoire de la langue française au Liban ». Soucieuse de se faire une idée juste de la situation et des besoins afin d’envisager les perspectives adéquates pour le pacte linguistique, l’OIF a dépêché une mission au Liban, présidée par M. Grégoire. « Nous devons envisager des mesures pour que le français progresse », a souligné ce dernier, tout en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas de supplanter une autre langue, dans ce contexte multilingue, mais de mettre les efforts en commun, avec le gouvernement libanais et les principaux acteurs, pour « valoriser le français ».

L’accent a été mis sur certaines lacunes liées à l’enseignement de base de la langue française à l’école (publique), et plus spécifiquement sur le niveau des enseignants. Ont également été évoquées les difficultés de certains bacheliers libanais à intégrer des universités francophones, vu leurs importantes lacunes en langue française, ainsi que les programmes pour y remédier. M. Grégoire a mis en exergue, par ailleurs, la nécessité de préserver le français dans la vie publique, dans les administrations publiques ou au niveau du tourisme.

Si l’ambassadeur du Canada s’est déclaré impressionné par la facilité avec laquelle les gens utilisent le français au Liban, même dans les administrations, il n’en a pas moins noté que peu de petits fonctionnaires parlent la langue de Molière. De son côté, l’ambassadeur Pietton a insisté sur les trois niveaux nécessitant une assistance, l’enseignement, l’administration et l’environnement général. « L’importance du français doit surtout être reconnue », a-t-il observé. Quant à Mme de Freige, dressant un tableau optimiste de la presse libanaise francophone, elle en a aussi souligné les perspectives de développement potentiel, notamment au niveau d’Internet ou de la presse spécialisée.

Le soutien de l’OIF à la francophonie au Liban devrait se traduire par l’octroi de bourses doctorales, par une assistance à la formation de base et aux filières professionnelles, et enfin par une aide aux animations et aux activités francophones. Certains programmes sont déjà en cours, d’autres, comme la formation de formateurs pour l’enseignement primaire, sont en préparation. « L’AUF se déclare également disposée à apporter son assistance au niveau universitaire », a indiqué Mme Diebolt.

Indubitablement, la signature du pacte linguistique engagerait partenaires et donateurs francophones envers le Liban. Mais elle confirmerait surtout l’engagement du Liban envers le français, à un moment où cette langue est prise d’assaut aussi bien par l’anglais que par l’arabe.

Source : L’Orient-Le Jour



3 Responses to “Un pacte linguistique entre le Liban et la francophonie”

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