La Révolution tranquille

11Dec09

[Wikipedia] La Révolution tranquille désigne une période de l’histoire contemporaine du Québec recoupant essentiellement les années de la décennie 1960. Elle est notamment caractérisée par une réorientation de l’État québécois qui adopte les principes de l’État-providence, la mise en place d’une véritable séparation de l’Église catholique et de l’État et la construction d’une nouvelle identité nationale québécoise, qui s’écarte du nationalisme traditionnel canadien-français. Cette appellation est la francisation de l’expression Quiet revolution, utilisée pour la première fois par un journaliste du Globe and Mail, un quotidien torontois, quelques semaines après l’élection de 1960.

La Révolution tranquille constitue une rupture importante dans l’histoire du Québec, mais résulte d’une évolution séculaire entreprise à partir du xixe siècle par le double processus d’industrialisation et d’urbanisation.

La Révolution tranquille propose une recomposition de la modernité. Elle s’articule autour de quatre grandes orientations

qui marquent un changement de cap par rapport aux orientations traditionnelles qui ont guidé le Québec durant la période précédente.

D’abord, elle met en place une réorganisation totale de l’appareil étatique québécois, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les régions. Cette réorganisation est caractérisée par la création de nouveaux programmes dans le domaine de la santé et des services sociaux, l’établissement d’un système scolaire plus centralisé, la création d’instruments d’intervention en matière économique, l’établissement d’une politique culturelle ainsi que la mise en place d’une politique étrangère québécoise dans les domaines de compétence qui lui sont reconnues par la constitution canadienne.

Ensuite, la Révolution tranquille marque une réconciliation entre le discours du Parti libéral du Québec (PLQ) et les mouvements nationalistes traditionnels. Le PLQ de Jean Lesage se démarque de celui d’Adélard Godbout en intégrant l’affirmation collective des francophones comme « vecteur principal des transformations de la société québécoise » mises de l’avant durant cette période.

La conversion de l’État québécois aux principes de l’État-providence marque également la fin du cléricalisme dans le domaine social, qui est transformé par le remplacement du clergé de la direction des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux par une nouvelle technocratie laïque. Cette rupture s’accompagne d’une défection massive au sein du clergé catholique, qui affaiblit encore davantage la position de l’Église dans la société.

Enfin, l’ensemble des réformes de cette période est marqué sous le sceau d’une certaine urgence. Les réformes sont menées à un « rythme intense et concentré », mais cette effervescence caractéristique des changements de régime provoque une réaction d’aliénation chez une partie des électeurs, réaction qui sera exploitée par l’Union nationale lors de la campagne électorale de 1966 et qui provoquera la défaite du Parti libéral. Le gouvernement suivant, celui de Daniel Johnson (père), choisira de ne pas remettre en question les réformes entreprises et de poursuivre leur mise en œuvre.



One Response to “La Révolution tranquille”

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