21e Journée internationale de la Francophonie: le Liban sous les projecteurs

19Mar09

francophonieSur les cinq continents, les 200 millions de locuteurs en français sont appelés à fêter vendredi la 21eme Journée internationale de la Francophonie, le secrétaire général de l’OIF Abdou Diouf lui donnant un tour politique en se rendant au Liban pour soutenir la réconciliation.

La Journée internationale de la Francophonie, manifestation annuelle institutionnalisée en 1988, constitue l’événement phare de la Francophonie, qui, au delà des 200 millions de locuteurs, fédère 870 millions de personnes dans les 70 États et gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

“Semaine de langue française” en France et en Suisse, “Francofête” à Québec, concours de la chanson française de Malabo à Vientiane, danses, concerts ou encore hymne à la Francophonie chanté à Pékin, plus d’un millier d’animations sont prévues dans 89 pays, selon l’OIF.

“Osez et revendiquez une langue française au service du développement durable, au service d’une mondialisation plus encadrée, plus équitable, plus éthique, au service de la démocratie”, proclame Abdou Diouf en Une du site internet dédié à l’évènement (http://20mars.francophonie.org). Défenseur d’un rôle politique de l’OIF à travers son réseau, M. Diouf a souligné dimanche vouloir se rendre au Liban pour soutenir la réconciliation politique inter-libanaise à trois mois des législatives, lors de l’émission “Internationales” diffusée sur Radio France Internationale et la chaîne de télévision francophone TV5Monde. “Si j’ai choisi d’aller fêter la journée du 20 mars au Liban c’est que je veux faire passer un message fort à la Francophonie et à l’ensemble de la communauté internationale d’un soutien plus résolu au Liban qui courageusement essaie de sortir” de ses problèmes, a-t-il déclaré.
Une cérémonie officielle est prévue au Palais de l’Unesco à Beyrouth, en présence du président libanais Michel Sleimane, et du secrétaire d’Etat français à la Francophonie Alain Joyandet, après la visite d’Etat de M. Sleimane en France. Beyrouth accueillera fin septembre les VIe jeux de la Francophonie. Pour M. Diouf, la France, premier contributeur de l’OIF, a “une volonté politique très forte de défendre la francophonie” et le français. Mais “au niveau des élites, je ne sens pas le militantisme francophone que je sens au Québec”, relève-t-il.

Un sentiment qui n’est pas toujours partagé, notamment en Afrique, où certains ont l’impression de voir avancer l’anglais, y compris dans l’ouest francophone. “La faute revient à la coopération française qui devrait faire plus d’efforts pour éviter des décisions comme celle de la fermeture il y a quelques années de l’institut culturel français de Bata”, deuxième ville de Guinée équatoriale, résume Cirilo Nguema, professeur de français dans ce pays d’Afrique. L’OIF dénonce aussi les organisations internationales où “on a l’impression qu’il n’y a que l’anglais”, en dépit d’un vademecum adopté en 2006 pour l’emploi du français dans ces organisations.

Le français est la neuvième langue parlée dans le monde derrière le chinois, l’anglais, l’indi, l’espagnol, le russe, l’arabe, le bengali et le portugais.

La France a dépensé 410 millions d’euros en 2008 pour l’enseignement du français dans le monde. Le British Council vient de lancer un programme visant à faire passer le nombre de locuteurs anglophones de 2 à 3 milliards avec un investissement de 150 millions d’euros.



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